Vendredi 2 octobre 2009

Les jours á venir, un problème inédit va être soumis á  ce que l’on appelle la communauté internationale. Posons rapidement les données. La Guinée de DADIS un homme jusque´ici inconnu vient de se faire un palme d´or sur l'échiquier mondial, son pays a retenu la Une des medias internationaux. La Guinée est devenue un gigantesque camp de concentration où le premier tyran venu peut torturer et tuer à satiété sans perturber ni la conscience des champions des droits de l'homme ni les cocktails des diplomates.
La France.par la voix de son secrétaire a la coopération Mr Joyandet pose juste un cas de moralité politique avec les « bourreaux de Conakry  »  ce qui est normal au vue des relations froides entre les deux pays ...car elle n´a plus d´intérêts, pour Paris la Guinée est aux antipodes des nations et l´axe Conakry-Paris vient une fois encore de se  brouillée.

La communauté internationale se contente d´un discours complaisant a l’égard des  putschistes alors que la barre fatidique de 100 morts est dépassée. Oui! On vit dans un siècle à  deux vitesses où il y a deux poids deux mesures. Jamais on a aussi parlé de ce petit pays de l’Afrique de l’ouest, depuis son « non» historique á la France de DeGaule,comme si l’histoire bégayait c’est ce même jour historique du 28 septembre que l’armée massacre sa propre population, quelle honte ! Ainsi la guinée vient de s’inscrire dans le registre des nations coupables qui font tort á leur peuple par la faute de ses dirigeants.

 

Longtemps resté dans l’anonymat de ses pairs, dans le ballet diplomatique des nations, en présentant á  la face du monde, les corps inanimés des centaines de ses fils tombés sous les balles des inconditionnels du président Camara. Celui-ci pour le restant de sa vie se verra hanté par les esprits de ceux et celles qui ont voulu mettre fin á une autre dictature.

Malgré cette répression sanglante et lâche, la résistance democratique s’intensifie et prépare la riposte au putsch constitutionnel en marche. A  défaut d´une option militaire parmi les mesures, une plainte aux Nations Unies sera portée, au lendemain des massacres du 22 janvier 2007 et du 28 septembre 2009. La plainte portera sur la confiscation de la souveraineté du peuple guinéen, elle sera accompagner d’une demande d’invalidation de ce régime et la non- reconnaissance de la légitimité du pouvoir de Conakry en découlant.



Aucun peuple ne peut se prétendre souverain á  l’intérieur de ses frontières s’il n’a pas les trois libertés fondamentales qu’est la liberté d’expression, d’association et d’élection. C’est cette souveraineté que les dictatures violent en se comportant comme un véritable régime d’occupation interne. Le combat pour la démocratie est devenu dans ces conditions un véritable combat pour une seconde indépendance. Mais arrêtons-nous aux deux raisons qui rendent la plainte irrecevable par ce syndicat des Etats qu’est l’ONU.

Primo, Il n’existerait pas de textes donnant le droit á un peuple de porter plainte contre son gouvernement, de contester ses méthodes et encore moins sa légitimité.
Secundo, il n’existe pas de structure capable de traiter une telle plainte. En fait le message implicite est clair. Si vous voulez vous débarrasser de votre dictature, faites comme tout le monde. Descendez dans la rue. Faites vous hacher menu par les mitraillettes comme cela s’est fait ce lundi. Si vous l’emportez, on sera bien content pour vous. Si vous n’y arrivez pas, on sera bien obligé de continuer de traiter avec votre dictateur sur lequel nous ne nous faisons aucune illusion par ailleurs. Les honnêtes gens, continueront donc á  traiter sans états d’âme. On reconnait par là  même dans le saint des saints du droit international, que dans le cas d’espèce, il n’y a pas de solution de droit mais seulement une solution de force.
A quelle structure judiciaire peut s’adresser la société guinéenne  pour demander justice face á  un pouvoir coupable de violer les textes et de tirer á bout portant  sur le peuple qui fonde aujourd’hui sa légalité nationale ?

Bien sur, les guinéens ne vont pas attendre que leur liberté soit récupérée par de tels mécanismes, encore loin dans le futur. Ils devront, Hélas, beaucoup se sacrifier pour éradiquer la dictature militaire au même titre que la lèpre ou la peste, maladies beaucoup moins mortelles pour l’homme et infiniment moins dangereuses pour humanité.

Par FRIADIASPO - Publié dans : Justice
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