Admission de la Guinée au fonds des nations unies pour la paix

Publié le par FRIADIASPO

nations-unies_onu-logo-copie-1.jpgLa Guinée a été officiellement admise à l’agenda de la commission de consolidation de la paix (CCP)à travers le fonds des Nations Unies pour la paix. La nouvelle a été confirmée par l’Ambassadeur Sylvie Luicas et Mme Judy Cheng, Sous-sercétaire des Nations Unies pour la consolidation de la paix. 

La délégation onusienne en séjour en Guinée depuis le 2 mai a donné la nouvelle lors d’un atelier organisé dans le cadre de « l’orientation pour la formation du nouveau plan prioritaire national pour la consolidation de la paix ». L’atelier organisé les 4 et 5 mai à Conakry par le chef de mission Le système des Nations Unies en Guinée, M. Anthony Obemeng-Boamab et le gouvernement guinéen a connu la participation de quelques 130 délégués venus de toutes couches socio-professionnelles et administratives du pays.

Au nombre des participants, les associations de jeunes et de femmes mais également des médias à travers le REJG (réseau de journalistes économiques de Guinée) et le REGUIJOC (le réseau guinéen des journalistes de lutte contre la corruption).

Au terme des travaux marqués par des débats en plénière et de travaux de groupe, les participants ont identifié les obstacles à la paix, les acteurs positifs et les facteurs négatifs. Ils ont aussi salué l’admission du pays au fonds des Nations Unies pour la paix avant de formuler des recommandations à l’attention du gouvernement et des partenaires de terrain.

Au nombre des trois recommandations, on peut citer la mise en place d'un comité consultatif pour la consolidation de la paix et l’utilisation des médias et des communicateurs traditionnels comme outil de communication de la paix.
Atelier ouvert par le Pm, Mahamed Saïd Fofana et le représentant résident du PNUD en Guinée.
Clôturé par le ministre délégué à la défense, Mtre Kobélé Camara en présence des présidents du conseil économique et social, du conseil national de la communication et responsable des Nations Unies du fonds de la consolidation de la paix.

Le représentant du système des Nations Unies en Guinée, dans son allocution est revenu sur l’objectif de cet atelier qui « vise à permettre les institutions des NU. à mieux s’impliquer pour coordonner le processus de consolidation de la paix en Guinée ».

A cours terme, un plan d’action prioritaire finalisé sera soumis au comité de pilotage pour application. M. Antony O-Boamab  a appelé au renforcement de la « dynamique engagée pour la consolidation de la paix en Guinée ». Le PNUD a déclaré en ces termes « s’engage aux côtés de la Guinée pour la mise en place des recommandations de l’atelier ».
Mtre Kobélé Camara, ministre délégué de la défense nationale, représentant le Premier ministre guinéen, prononçant le discours de clôture, s’est dit « rassuré des résultats atteints par les participants » et  a rappelé  que c’est une étape du parcours avant de demander aux différents acteurs « de garder le même engagement pour atteindre les objectifs d’orientation et de consolidation de la paix en Guinée ».

Autre objectif recherché est de finaliser dira t-il le plan prioritaire pour la paix en vue de la relance de la croissance économique du pays. Des remerciements sont adressés aux différents acteurs et partenaires, comme mot de la fin.
Faut-il le souligner que cet atelier a été ouvert par le Premier ministre chef du gouvernement, entouré des présidents du Conseil économique et social, Michel Kamano (qui a servi de modérateur principal) de la présidente du Conseil national de communication, Mme Martine Condé, du ministre délégué de la défense nationale et Mme la ministre des Affaires sociales.

A rappeler que la commission des nations unis pour la consolidation de la paix a été créée en 2005, le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale ont créé la Commission de consolidation de la paix dans leurs résolutions respectives [A/RES60/180 et S/RES/1645 (2005)].

La Commission comble une lacune importante dans le système des Nations Unies au niveau du passage du soutien d’urgence au développement. Elle réunit le gouvernement d’un pays donné et tous les acteurs internationaux et nationaux concernés pour discuter sur la stratégie à long terme de consolidation de la paix et prendre des décisions sur celle-ci en vue de prévenir un retour du conflit.

Elle a pour mandat de mobiliser des ressources, de proposer des stratégies intégrées aux fins de la consolidation de la paix et du relèvement après les conflits et de donner des avis en la matière. Elle appelle l’attention sur la reconstruction, le renforcement des institutions et le développement durable dans les pays qui sortent d’un conflit.

Publié dans Justice

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