L'afrique vit dans la pauvreté sous la menace de la famine et de la maladie(acte I)

Publié le par FRIADIASPO

sabine BahPar Sabine BAH(Paris) - La vraie et grande question qui commence à se poser est celle ci : comment se fait il qu'avec toutes les catastrophes qui leur tombent dessus, il... y ait encore des africains? Plus d'hommes, de femmes et d'enfants, pourquoi ne meurent ils pas tous? C'est que le malade est coriace...

Parmi les trente cinq pays de la planète payant le plus bas PIB par habitant à parité de pouvoir d'achat, vingt cinq sont africains, soit près de Madagascar et les Comores. Les résultats sont plus graves encore si l'on examine l'IDH (indicateur du développement humain) calculé par le PNUD (programme des nations unies pour le développement) en pondérant, outre le PIB par habitant, l'espérance de vie à la naissance, taux d'alphabétisation des adultes, et le taux brut de scolarisation, pour aboutir à un indice dont le maximum est l'unité. Celle ci n'est d'ailleurs atteinte par aucun des 177 pays compris dans l'étude en 2002 (la dernière en date), le premier étant la Norvège. Or parmi les trente cinq pays ayant les plus faibles résultats, trente deux sont africains, soit 68% du total de ses états. C'est donc bien le continent regroupant le plus grand nombre d'états pauvres.

Toutefois, des écarts importants peuvent être relevés. Pour nous limiter à l'exemple du Niger, avant dernier de la liste que nous avons choisi de préférence au dernier, la Sierra Leone, où a longtemps sévi une guerre civile, ils sont avec la libye, en tête des africains, mais classée au 58e rang, avec Algérie 108e, avec l'Afrique du sud 119e, avec le Cameroun 141e et Togo 143e et à titre de la comparaison, avec la France 16e. Soulignons que des différences appréciables, difficiles à évaluer, existent aussi dans chaque pays entre les diverses catégories sociales. Pourtant, dans la durée, l'IDH s'améliore même si l'espérance de vie à la naissance a régressé à partir des années quatre vingt dix, qui marquent, à cet égard, un renversement de tendance. De 48 ans pour les hommes et 51 pour les femmes en 1980, elle s'élève respectivement à 51 et 54 ans en 1990, mais n'est plus que de 50 et 52 ans en 2004, avec des différences sensibles selon les pays. L'Afrique du Sud est particulièrement touchée, avec une diminution entre 1990 et 2004 de 56 à 44 ans pour les hommes, et 64 à 47 pour les femmes, alors qu'elle avait augmenté jusqu'alors.

Des paramètres différents de ceux de l'IDH pourraient être pris en compte pour estimer le niveau de vie des populations comme le taux de mortalité infantile. Il a sensiblement baissé en un quart de siècle tout en restant élevé, passant et 115 pour 1000 en 1980, à 96 en 1990 et 79 en 2004 (alors que la moyenne mondiale est de 57 et celle de l'europe, inférieure à 10). De même, la possibilité d'avoir de l'eau potable s'est améliorée, tout en restant encore limitée à 42% des Africains en moyenne en 1985, à 58% en 1990, et à 64% en 2002. On pourrait également évoquer l'accès à des installations sanitaires, à l'énergie, aux communications, etc. Toutefois, les facteurs qui étayent les jugements courants sur l'Afrique concernent avant tout les questions alimentaires et la santé, avec le spectre de la famine et celui du VIH/sida.

 

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Sabine BAH, a été au compte de la  Direction de l'administration générale, du personnel et du budget (DAGPB) 2002 au 2008 Directeur des affaires financières, juridiques et des services (DAFJS) 2009 au 2010 ( Duquesne )

Depuis le 3 janvier, elle travaille au sein de la Direction des affaires financières, juridiques et des services DAFJS-CHORUS 2011 ( Montparnasse ).

 

Publié dans Libre Pensée

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