L'afrique vit dans la pauvreté sous la menace de la famine et de la maladie(fin)

Publié le par FRIADIASPO

sabine BahPar Sabine BAH(Paris) - Quoi qu'il en soit, la fragilité des êtres humaines confrontés à des carences alimentaires confrontés à la maladie. Dans ce domaine, le VIH/ sida est considéré comme le fléau majeur, car l'Afrique rassemble près de deux tiers des infections constatées dans le monde à la fin de 2005. Les conséquences sont graves et obligent, comme l'écrit l'anthropologue Laurent Vidal en 2006 « à penser à de nouvelles configurations familiales (...) lesquelles suggèrent elles-mêmes des rapports nouveaux à la santé, au travail et à l'éducation». C'est a dire, pour nombre de sociétés, à définir des priorités entre l'alimentation, la scolarisation, le recours aux soins. En outre, la tuberculose a connu une recrudescence du fait du sida.
Toutefois, comme le paludisme est la première cause de mortalité sur le continent - il tuerait un enfant sur vingt avant l'age de 5ans - des programmes de lutte contre cette maladie se sont développés depuis les années quatre vingt dix sous l'action de l'OMS, avec l'élaboration de programmes nationaux, et la réaffirmation de leur engagement en 2000 par 44 chefs d'état réunis à Abuja, au Nigeria. Mais les services de santé sont insuffisants pour assumer toutes les tâches qui leur incombent.
En fait les budgets publics de santé sont faibles, les équipements souvent vétustes, la répartition du personnel déséquilibrée en faveur des grands centres, etc. Le secteur privé est diversement présent selon les pays, et le système de financement communautaire mis en place dans quelques régions ne concerne que des groupes limités. Aussi, la part des individus ayant accès aux services de santé a peu augmenté, en passant de 61% en 1985 à 66% en 1991 et 67% en moyenne pendant la décennie suivante.

La perspective d'accéder aux médicaments génériques est devenue plus proche depuis l'accord signé en Afrique du Sud, le 9 décembre 2003, entre les firmes pharmaceutiques et les militants antisida, admertant la possibilité d'en produire sur place et de les exporter dans les quarante sept autres pays de l'Afrique subsaharienne. De plus, nombre de pays tentent de pallier la faiblesse des moyens thérapeutiques en développant la prévention par l'information de façon variée.
A l'aide de panneaux installés sur les routes au Mali, ou bien en plaçant au dos des cahiers des élèves tchadiens, la «lettre d'un grand frère» au titre évocateur : «Gars, ne gâche pas ton année avec le SIDA» Signé par le ministre de la santé publique, ce texte informe, conseille et conclut : «Cher(e) jeune, je sais que tu aimes la vie. Ta vie compte pour toi-même et pour ta famille. Elle est chère à la nation. Protège-toi contre le SIDA. Moi ton grand frère, je ne peux rien te cacher. Le SIDA existe vraiment et il fait des ravages. Pour ne pas gâcher ton année scolaire, évite le SIDA.»

La prise de conscience inhérente à une volonté politique est parvenue, en Angola, au Sénégal, au Mali ou Tchat à freiner l'extension du sida. Toutefois, cette amélioration ne risque t elle pas d'être remise en cause par la prise de position du pape Benoît XVI qui estime, le 17 mars 2009, que le préservatif n'est pas une solution pour le sida. Or ce moyen constitue la clé de voûte des campagnes de prévention.
Pour Friadiaspo.

Publié dans Santé

Commenter cet article