Le vol suspendu de la guinée, Acte II.

Publié le par FRIADIASPO

 

modio.jpgIl faut aller vite aux élections, en finir rapidement avec cette transition, pour conjurer on ne sait trop quel maléfice, qui planerait sur les chances de la Guinée d’entrer en démocratie. A force d’insinuations alarmantes, on est en train de faire admettre au peuple guinéen qu’il n’est pas indispensable, pour lui, d’approuver (ou de rejeter) la Constitution, qui va lui servir de viatique sur le chemin de la démocratie qu’on lui promet.

L'après- KONATE marquera la fin de la transition en guinée, depuis son arrivée, la guinée sous sanction économique, a retrouvée un petit lueur d'espoir sous son égide, même si tous les indicateurs ne sont pas verts, l'espoir est permis.

Pour la première fois dans histoire de ce pays, le président sortant n'est pas candidat à sa propre succession. L'un des points forts des accords de Ouagadougou.

Les observateurs prudents et avertis redoutent cette période de transition, de campagne, et d'incertitude où toutes les cartes politiques vont êtres redistribuées, car le pays va mal, l'économie s'est écroulée, la population arrive difficilement à assurer le quotidien

La présence de plusieurs postulants, du vieux briscard Alpha Condé au technicien ABE SYLLA même s'ils se font plus discret sont des acteurs connus ou presque de la scène politique guinéenne. Tous devront avoir versé 400 millions de francs guinéens de caution, soit 60 000 euros, et être passés devant un collège de médecins. Les examens ont d’ailleurs commencé dès ce lundi.

La campagne électorale fixée par la commission électorale nationale indépendante(CENI) à la date du 17 mai 2010, a révélée les premières soubresauts ou du moins les bavures de quelques militants dans les banlieues chaudes de Conakry.

Les candidats attendus comme les sieurs Condé, Sydia Touré, Cellou Dalein qui font figures de favoris mobilisent leurs quartiers généraux sur toute l'étendue du territoire, car le combat politique est un jeu où tous les coups sont permis, malgré les pseudo-alliance qui les unissent.

Quant aux autres, dont une kyrielle de premiers ministrables, d'affairistes-arrivistes, et de technocrates qui cherchent à s'emparer du pouvoir, soucieux de rester dans la course, seront prêts à jouer les trouble-fête.



La population, elle observe et se retrouve encore pris dans son élan fondamental d'électeur-partisan dans la complication du jeu politique guinéenne, où la majorité n'a pas une culture de la démocratie. Toujours absente. Elle prêtera une oreille attentive aux résultats des prochaines présidentielles.

Quelles que soient leurs chances respectives, les aspirants après KONATE se jetteront à corps perdu dans cette mêlée. En attendant le 27 juin 2010, date du premier tour, Conakry découvre les affiches et les slogans de campagne des candidats. François Louceny Fall se présente comme un homme de conviction, Sidya Touré se veut l'espoir de la Guinée, Cellou Dalein Diallo s'invite chez vous et Alpha Condé veut changer la Guinée.

Mais attendons de voire comment tout cela va se terminer dans un pays où les serments politiques ont toujours prouvé leurs inconstances dans le temps.





Modio, Bruxelles



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