OMD: La santé des femmes et des enfants est une condition indispensable pour progresser dans la réalisation des 8 objectifs de développement.

Publié le par FRIADIASPO

mdgcoverfrFriadiaspo©2011 - Alors qu’il nous reste à peine quatre ans pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’année 2011 nous offre une occasion historique d’avancer dans cette direction. La « Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant » nous indique comment nous pouvons conjuguer nos efforts pour sauver des femmes et des enfants.

L’an dernier, reconnaissant que la santé des femmes et des enfants est une condition indispensable pour progresser dans la réalisation de tous les objectifs de développement, des responsables de gouvernements, d’organisations internationales, d’entreprises, d’établissements universitaires, d’organisations philanthropiques, d’associations professionnelles de la santé et de la société civile se sont réunis en 2010 pour élaborer une Stratégie.

Cette Stratégie mondiale est ambitieuse. Elle appelle tous les partenaires à s’unir et à prendre des mesures concrètes – augmentation des financements, renforcement des politiques et amélioration de la prestation des services.

 

Chaque année, quelque 8 millions d’enfants meurt de causes évitables et plus de 350 000 femmes décèdent de complications évitables liées à la grossesse ou à l’accouchement. Nous avons le pouvoir et le devoir d’éviter ces décès inacceptables en faisant en sorte que toutes les femmes et tous les enfants aient accès à la prévention, aux traitements et aux soins dont ils ont besoin, notamment à la planification familiale, aux vaccins et à une nutrition appropriée, ainsi qu’aux moyens de prévention et de traitement de la pneumonie, de la diarrhée, du VIH/sida, du paludisme, de la tuberculose et des maladies non transmissibles.

 

L’amélioration substantielle et durable de l’accès des femmes et des enfants à un ensemble d’interventions sanitaires peu coûteuses qui sauvent des vies passent par un renforcement des systèmes de santé, qu’il faudra doter d’un noyau d’agents de santé qualifiés en nombre suffisant comme dans nos pays. Tous les partenaires devront s’orienter vers une action intégrée englobant diverses maladies et divers secteurs, qui devront par ailleurs être complétée par un effort concerté en faveur des droits de l’homme, de l’égalité des sexes et de la réduction de la pauvreté.

 

La Stratégie mondiale est centrée sur les femmes et les enfants dans les situations de plus grande vulnérabilité. Dans les zones les plus pauvres de la planète, c’est pendant l’accouchement et durant les quelques heures et jours qui suivent que le risque de décès ou de traumatisme est le plus élevé pour la mère et le nouveau-né. Les adolescents aussi sont vulnérables, entre autres face à la violence et aux infections sexuellement transmissibles, dont le VIH. Nous devons faire en sorte qu’ils aient la maîtrise de leurs choix de vie, y compris de leur fécondité. Il nous faut aussi prêter une attention particulière à l’équité en matière d’accès et de résultats et veiller à atteindre les femmes et les enfants qui sont particulièrement défavorisés ou marginalisés.

 

Selon cette stratégie, il est encore possible de sauver 16 millions de vies d’ici 2015. Pour la seule année 2015, atteindre les cibles mondiales fixées pour l’OMD 4 (Réduire de deux tiers la mortalité des enfants de moins de 5 ans) et l’OMD 5 (Réduire de trois quarts la mortalité maternelle et assurer l’accès universel à la santé génésique) permettrait de sauver les vies de 4 millions d’enfants et de 190 000 femmes environ. En outre, bon nombre de pays réaliseraient des avancées dans la lutte contre des maladies meurtrières telles que le paludisme, le VIH/sida et la tuberculose. Dans les 49 pays les plus pauvres du monde, dont la Guinée (170ème/182 Pays selon l’IDH) où le besoin d’aide extérieure est le plus grand, nous devrons investir en 2011 un montant supplémentaire de US $26 milliards (US $19 par habitant), qui augmentera progressivement pour atteindre US $42 milliards (US $27 par habitant) en 2015.

 

La Stratégie indique également de quelle manière d’autres acteurs peuvent apporter leur concours. Les fondations et les organisations de la société civile devraient accroître sensiblement leurs apports financiers, humains et organisationnels. Les entreprises peuvent de leur côté stimuler l’innovation, réduire les prix des produits, accroître leurs dons et s’associer à d’autres pour améliorer les systèmes de fourniture de biens et de services. L’Organisation des Nations Unies et les organismes et bailleurs de fonds multilatéraux, tels que le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, peuvent faire en sorte que des financements plus substantiels aillent aux femmes, aux adolescents et aux enfants. Quant aux banques multilatérales de développement, elles pourraient fournir une contribution accrue sous forme de subventions, de crédits et de prêts à des conditions de faveur.

 

Tous les partenaires ont un rôle crucial à jouer. Cette stratégie mondiale propose des actions claires à l’ensemble des acteurs – aux niveaux local, national, régional et mondial. Ensemble, nous devons faire en sorte que cette Stratégie se traduise rapidement par des actions concrètes et des résultats mesurables pour les femmes et les enfants, afin de rattraper des décennies de sous-investissement et de négligence et de tenir les engagements en matière de santé et de protection de la vie.

 

 

Synthèse de M. Diakité

Certifié en coopération au developpement – CTB, Bruxelles

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