VIH/SIDA: Cinq moyens de réduire la vulnérabilité des femmes au VIH

201101120727180703Alors que le monde célèbre le 100e anniversaire de la Journée Internationale de la Femme, les femmes et les filles à travers le monde sont toujours touchées de manière disproportionnée par la pandémie du Sida – le VIH est la première cause de décès et de maladie parmi les femmes en âge de procréer dans le monde.

IRIN/PlusNews présente cinq moyens importants pour réduire la vulnérabilité des femmes au VIH:

L’éducation: Selon l’ONUSIDA, les femmes illettrées sont quatre fois plus susceptibles de croire qu’il n’y a aucun moyen de prévenir l’infection par le VIH, alors qu’en Afrique et en Amérique latine, les jeunes filles avec des niveaux d’éducation plus élevés avaient tendance à retarder leur première expérience sexuelle et à insister pour que leur partenaire utilise un préservatif.

L’éducation des filles présente également l’avantage de retarder leur mariage et d’augmenter leur capacité à gagner leur vie ; ces deux facteurs contribuent largement à réduire leur vulnérabilité au VIH. Les femmes éduquées ont également plus de chance d’avoir accès aux services de santé pour elles-mêmes et leurs enfants, et à s’opposer aux pratiques culturelles négatives comme les mutilations génitales féminines et l’excision (MGF/E).

L’accès aux services de santé génésique: Dans de nombreux pays en développement, les femmes ont un accès très limité aux services vitaux de santé génésique. Une combinaison de facteurs biologiques et sociaux signifie que les femmes sont plus vulnérables aux infections sexuellement transmissibles (IST), qui, si elles ne sont pas traitées, augmentent leur vulnérabilité au VIH.

Les femmes vivant dans un contexte de crise humanitaire sont particulièrement vulnérables aux violences sexuelles et ont besoin de services tels que des préservatifs gratuits et facilement disponibles, et du sang fiable pour les transfusions.

L’amélioration de l’accès aux services de santé génésique permet aux femmes de faire des choix éclairés pour déterminer la taille de la famille et prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Mettre fin à la violence liée au genre: Une femme sur trois a été battue, a subit une violence sexuelle ou a été abusée d’une autre façon durant sa vie, selon les Nations Unies ; une femme sur cinq sera victime d’un viol ou d’une tentative de viol. La plupart du temps, les femmes connaissent leur agresseur.

Des pratiques telles que le mariage précoce, les MGF/E et la traite des êtres humains, augmentent la vulnérabilité des femmes au VIH. D’autres formes de violence qui sont plus acceptées, comme le viol conjugal, jouent également un rôle important dans l’augmentation du risque de VIH chez les femmes.

Selon l’ONUSIDA, l’investissement dans des politiques de programmation liées au VIH, aux inégalités entre les sexes et à la violence liée au genre aidera à atteindre les objectifs universels de prévention, de traitement et de soins du VIH.

Autonomisation économique : Dans son livre ‘Global Problems and the Culture of Capitalism’, Richard Robbins déclare que les femmes font les deux-tiers du travail dans le monde mais ne reçoivent que 10 pour cent du revenu mondial et ne possèdent qu’un pour cent des moyens de production.

La pauvreté empêche les femmes de contrôler le moment des relations sexuelles et l’utilisation de préservatif, et pousse souvent les femmes à entrer dans des transactions sexuelles non protégées afin de se nourrir et de nourrir leur famille.

Selon une étude de 2010 du gouvernement américain, les activités de renforcement de l’autonomisation économique comme la micro-finance donnent aux femmes l’accès et le contrôle de ressources économiques vitales, renforçant en fin de compte leurs capacités non seulement à atténuer l’impact du VIH, mais aussi à être moins vulnérables au VIH.

Impliquer les hommes: Le plus souvent, les hommes contrôlent la dynamique du ‘comment, quand et où’ prennent place les relations sexuelles. Encourager un plus grand nombre d’hommes à utiliser systématiquement des préservatifs protègent leurs partenaires sexuelles de grossesses non-désirées et aussi d’infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH.

Les hommes sont moins susceptibles que les femmes de solliciter des services de santé ; dans le cas d’hommes impliqués avec plusieurs femmes, cela signifie que les IST ne sont pas traitées durant de longues périodes, alors que leurs partenaires féminines risquent également une infection.

Apprendre aux garçons et aux jeunes hommes à respecter les femmes, à être plus impliqués dans les activités familiales et à éviter les comportements négatifs comme la violence liée au genre et l’abus d’alcool, aide à élever une génération d’hommes qui seront moins susceptibles de prendre des risques qui les mettent en danger, eux et leur famille.

source: IRIN

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