Publi-Reportage:Mr Raymond Lepors"jai refuser de demissionner de Friguia."
la salle des machines
Parallèlement, les ouvriers de Makan Condé ont redoublé d'effort dans l'entretien des machines tournantes, diesels et chaudières.Les premiers arrêts généraux étaient mis à profit pour remplacer les vannes fuyardes.Coté exploitation, le rajeunissement des "cadres" s'avérait également nécessaire. Fini l'avancement à l'ancienneté et place au mérite et au dynamisme.Enfin, en 1996, nous avons étteind notre objectif... Un an sans déclenchement général, si néfaste au fonctionnement de l'usine.Hélas, ce succès allait correspondre au départ de Péchiney et à la période de doute qui allait suivre.Un an de mise en redressement judisciaire et les difficultés d'approvisionnement qui vont en découler auront à nouveau raison de notre bonne volonté.Le chantier de rénovation de la chaudière 2 fut aussitôt arrêté.C'était compter sans la volonté des hommes du GE, aidés en cela par le nouvel homme fort, Ibrahima Diallo (a qui Friguia doit beaucoup), qui avait compris que sans GE, il n'y avait plus d'usine.Sous son impulsion, les investissements ont repris et le chantier de rénovation de la chaudière 2 mené à son terme en 1998.Cette année fût maudite, les chaudières manquant de maintenance nous lachèrent l'une après l'autre en quelques jours. Il nous a fallu une semaine de travaux, jours et nuits, avant de retrouver une situation acceptable.Puis ce fut l'arrivée d'ACG, des Américains de Reynolds, plus d'investissements, plus de maintenance, plus d'arrêts généraux!Ne pouvant plus travailler dans ces conditions, j'ai refusé de démissionner de Friguia et par conséquent refusé leur offre de contrat.Septembre 2000, en rentrant de congés, je me suis vu signifier une interdiction d'accès à l'usine!Merci Messieurs les Américains!Mon personnel a été outré, un véritable défilé s'est installé entre le GE et la CD9, villa que j'habitais toujours.Même mon pot de départ a eu lieu à l'extérieur de l'usine, Chez Mamadou, à deux pas de la CD.Thierno outré, s'est rendu avec R. Diallo à la direction se plaindre et ont obtenumal satisfaction. Un deuxième pot a eu lieu à l'usine, au GE, et c'est là qu'ils m'ont offert les babouches et le traditionnel boubou!En octobre je quittais la guinée, déçu, amer et triste de laisser derrière moi des amis et un travail inachevé.Mais jamais je n'oublirai l'accueil des Guinéens, ils resteront toujours mes am
Auteur: Raymond Lepors
Publicité