Prix Constantin: Asa, de Lagos à Paris
Même si neuf d'entre eux repartent bredouille, ils ont tous au moins le mérite d'avoir marqué et enrichi cette année musicale. Sur les dix artistes français sélectionnés par le jury du prix Constantin, c'est Asa qui rafle la mise ce soir, succédant ainsi à Abd Al Malik, sur la scène mythique de l'Olympia. Le prix Constantin, présidé cette année par Etienne Daho, a été particulièrement marqué par son côté très anglophone dans laquelle Asa, The Do, Moriarty se sont retrouvés en compétition avec Thomas Dutronc, Arman Méliès ou le trublion à la barette, Julien Doré. Asa est née deux fois à Paris. Elle y vient une première fois au monde, et y passera deux ans avant de repartir s'installer au Nigéria. Elle y naîtra une seconde fois vingt ans plus tard, artistiquement cette fois.
Asa grandit à Lagos, «la New-York du Nigéria. Seule fille de la famille, ses parents souvent partis, elle s'occupe de la maison, chante tout le temps et écoute sans cesse les vinyles de son père : Marvin Gaye, Fela Kuti, Bob Marley ou encore Aretha Franklin. Une enfance pas forcément heureuse, une adolescence faite de solitude et de frustration, la jeune Asa se réfugie dans un monde imaginaire fait de chansons et de grandes stars. Malmenée par la vie, Asa résiste grâce à la musique et à un caractère bien forgé : Asa, cela veut dire le faucon, un surnom dont elle est affublée après une fugue de gosse. A 18 ans, lors de radios crochets elle décrochent enfin ses premiers applaudissements. En cachette, elle s'inscrit à la Peter King’s School of Music et apprend la guitare en six mois. Pour elle, la musique représente l'indépendance. Puis vient le coup de chance, l'aide du destin. En poussant la porte du Centre culturel français, Asa trouve le soutien et l'aide qui lui manquait. Joël Bertrand, le directeur du centre –son parrain de musique- l'encourage, lui permet de tourner au Nigéria avec un groupe marseillais et voilà Asa dans le sud de la France chantant en première partie de Femi Kuti. Incroyable ! Tout s'enchaîne alors. En 2004, elle rencontre Janet, sa manageuse qui lui présente Cobhams, son partenaire musical. Asa trouve ses marques. Et le Faucon de retrouver Paris tandis que ses premiers singles, eux, tournent à la radio au Nigéria. Elle signe chez Naïve chez qui elle réalise un album éponyme, son premier album qui lui doit d'être sélectionnée au prix Constantin. Universelle dans ses textes et sa musique, contant la vie, sa vie, avec douceur et candeur, c'est en France que le Faucon a pris son envol... jusqu'où ira-t-elle ?
Asa grandit à Lagos, «la New-York du Nigéria. Seule fille de la famille, ses parents souvent partis, elle s'occupe de la maison, chante tout le temps et écoute sans cesse les vinyles de son père : Marvin Gaye, Fela Kuti, Bob Marley ou encore Aretha Franklin. Une enfance pas forcément heureuse, une adolescence faite de solitude et de frustration, la jeune Asa se réfugie dans un monde imaginaire fait de chansons et de grandes stars. Malmenée par la vie, Asa résiste grâce à la musique et à un caractère bien forgé : Asa, cela veut dire le faucon, un surnom dont elle est affublée après une fugue de gosse. A 18 ans, lors de radios crochets elle décrochent enfin ses premiers applaudissements. En cachette, elle s'inscrit à la Peter King’s School of Music et apprend la guitare en six mois. Pour elle, la musique représente l'indépendance. Puis vient le coup de chance, l'aide du destin. En poussant la porte du Centre culturel français, Asa trouve le soutien et l'aide qui lui manquait. Joël Bertrand, le directeur du centre –son parrain de musique- l'encourage, lui permet de tourner au Nigéria avec un groupe marseillais et voilà Asa dans le sud de la France chantant en première partie de Femi Kuti. Incroyable ! Tout s'enchaîne alors. En 2004, elle rencontre Janet, sa manageuse qui lui présente Cobhams, son partenaire musical. Asa trouve ses marques. Et le Faucon de retrouver Paris tandis que ses premiers singles, eux, tournent à la radio au Nigéria. Elle signe chez Naïve chez qui elle réalise un album éponyme, son premier album qui lui doit d'être sélectionnée au prix Constantin. Universelle dans ses textes et sa musique, contant la vie, sa vie, avec douceur et candeur, c'est en France que le Faucon a pris son envol... jusqu'où ira-t-elle ?
Publicité