Économie: La Guinée classée 179ème sur 183 sur l'environnement des affaires selon le rapport « Doing Business »

Publié le par FRIADIASPO

M. Diakité - 15 février 2011 - Le représentant de la Banque Mondiale en Guinée, Siaka Bakayoko a présenté le lundi 14 février le rapport global du groupe "Doing Business Afrique Subsaharienne" sur l'environnement des affaires et la facilité des créations d'entreprises de 183 pays dans le monde.

La guinée tient la lanterne rouge, classée 179ème sur 183 pays. Selon le rapporteur, cette position de la Guinée s'explique par le niveau de complexités des procédures, 13 niveaux, alors que le Sénégal n'en compte que 4, un coup élevé, et un délai très long sont les causes directes.

La méthodologie de l'équipe "Doing Business" se repose sur des critères clairs, si une économie ne dispose pas de lois ou règlements se rapportant à un domaine spécifique — par exemple, la faillite — il bénéficie de la mention « aucun cas » comme l'environnement des affaires guinéens s'y prêtent souvent, alors une mention « aucun cas » place l’économie au bas du classement relatif à l’indicateur concerné.

L’indice de la facilité de faire des affaires classe les économies de la 1ère à la 183e place. Pour chaque économie, l’indice est calculé comme le classement basé sur la moyenne simple de ses classements par percentile sur chacun des 9 domaines figurant dans l’indice du rapport Doing Business 2011 : la création d’entreprise, l’obtention des permis de construire, le transfert de propriété, l’obtention de prêts, la protection des investisseurs, le paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats et la fermeture d’entreprise. Le classement pour chaque domaine est la moyenne simple des classements par percentile relatif aux indicateurs correspondants.

Doing Business analyse les règlementations qui s’appliquent aux entreprises d’une économie au cours de leur cycle de vie, notamment leur phase de démarrage et d’exploitation, leurs échanges commerciaux transfrontaliers, le paiement de leurs impôts et taxes et leur fermeture. Doing Business ne mesure pas tous les aspects de l’environnement des affaires qui concernent les entreprises et les investisseurs. Ainsi, le rapport ne mesure pas la sécurité, la stabilité macroéconomique, la corruption, le niveau de compétence de la main-d’œuvre ni la solidité du système financier d’une économie. Des paramètres toutes aussi importantes dans les économies subsahariennes exposées aux aléas des administrations fortement corrompues.

À rappeler que dans ce rapport 2011, les pays à revenu élevé de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qu’il est le plus facile de faire des affaires et c’est en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud que cette pratique est la plus difficile. Toutefois, les économies en développement sont de plus en plus actives. Au cours de l’année dernière, 66 % des réformes de la règlementation des affaires y ont eu lieu, contre 34 % six ans auparavant, notamment celles du Rwanda, Ghana, Cap-Vert et la Zambie.

 

Links:

www.doingbusiness.org. www.worldbank.org, www.ifc.org.

http://francais.doingbusiness.org/press

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Publié dans Economie

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B
<br /> <br /> Pour reprendre mes propos contenus, dans le premier commentaire, je dirai que ce rapport, soulève en d'autres termes, le problème des conflits de compétence et des prérogatives, lors qu'on vous<br /> sent vous offusquer à l'égard d'une possible approche partielle de l'univers des affaires par ledit rapport, car n'incluant pas à votre sens, tous les paramètres entrant dans le cadre de<br /> l'évaluation des opportunités d'affaires qu'offrent  un pays. Par delà, un autre aspect que j'ai toujours évoqué, ressort de ce rapport, à savoir, la lenteur administrative, le taux de<br /> traitement des dossiers relatifs à la mise en place d'une activité économique, le taux d'exécution annuel des projets, du budget et des programmes. A ceux ci, s'ajouteraient inéluctablement, la<br /> répartition des taches, qui délégue à chaque entité administrative, un domaine de compétence et la question de la compétence ou de la capacité à harmoniser l'environnement des affaires, à l'image<br /> des pays, cités en exemple par ce rapport.<br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> <br /> Je trouve que ce rapport fait état des véritables problèmes que connaissent l'environnement des affaires en Afique en générale et en Guinée plus<br /> singulmièrement ,et propose une approche qui mérite une attention soutenue en matière en matière de benchmarking.<br /> <br /> <br /> Par ailleurs, rien de surprenant lorsqu'on voit la Guinée figurer à la 179° places/183, pour celui qui a toujours pris connaissance des incohérences<br /> souvent constatées dans le cadrage et l'exécution des programmes de développement, mais aussi et surtout la capacité de matérialiser les réformes imaginées et initiées. <br /> <br /> <br /> Au delà, je constate qu'à un moment donné de votre pige Monsieur Diakité, vous évoquiez certains paramètes ne figurant pas parmi les critères d'appréciation de "Doing Business". Ceci me paraît<br /> tout à fait normal, lorsque l'effort de développement obéit à un processus de concertation et à une spécialisation progressive de la règlementation en fonction des aléas, conflits et contraintes<br /> qui naissent dans la mise en oeuvre des programmes. Ceci est d'autant plus vrai que, la maîtrise des équilibres macroéconomique, nécessite l'implication de tous les paramètres pouvant influencer<br /> de près ou de loin, l'équilibre et la stabilité économique en générale, dans la conception et l'élaboration des programmes à court, moyen ou long terme. En substance, on fait face au problème de<br /> la Guinée et on s'en détourne. Ils s'estiment capables, laissons-les oeuvrer, en attendant le bilan de parcours.<br /> <br /> <br /> <br />
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