Publireportage: Action de la France en faveur de la santé des mères et des enfants.
La santé constitue un enjeu majeur dans le processus de développement. Pour cette raison, trois des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), validés en 2000 par 189 chefs d’Etat et de gouvernement, sont consacrés à l’amélioration de la santé. L’OMD-4 vise à la diminution des deux tiers de la mortalité infantile, l’OMD-5 à la réduction de trois quarts de la mortalité maternelle, et l’OMD-6 se concentre sur les grandes épidémies comme le sida, le paludisme et la tuberculose.
Des progrès ont été réalisés en matière de réduction de la mortalité maternelle, mais ces progrès sont inégaux selon les régions : en Afrique Sub-saharienne la réduction de la mortalité maternelle n’a été que de 2% de 1990 à 2005, alors qu’elle a été de 20% en Asie. Le risque de décès lié à la grossesse est de 1 pour 20 en Afrique comparé à 1 pour 10000 en Europe.
A la suite des efforts réalisés, le nombre des enfants qui décèdent avant leur 5ème anniversaire a diminué de près de 30 % (la prévision initiale pour 2015 était de 60 %) passant en dix ans de 12 millions à moins de 9 millions. Bien que des progrès significatifs ont été accomplis, ils sont encore très en deçà des objectifs. La mortalité des enfants de moins de cinq ans est de 3 pour 1.000 naissances vivantes en Europe ou en Asie, et de plus de 200 en Afrique Sub-saharienne.
De manière générale, la défaillance des systèmes de santé de qualité et de proximité et le manque de la prise en compte du statut des femmes dans les programmes de santé maternelle, explique que l’Afrique reste en retard en matière de santé des mères et des enfants.
Le Secrétaire général des Nations unies estime à 42 milliards de dollars le besoins dans ce secteur dans les 49 pays les plus pauvres d’ici 2015 pour atteindre les OMD 4 et 5.
Pour sa part, la France consacre une part importante de son aide publique à améliorer la santé dans les pays du Sud et elle dispose d’une réelle expertise dans ce domaine. Ainsi, en 2009, la santé restait un des cinq secteurs de concentration de la coopération française et représentait 12 % de ses engagements, soit 1 Milliard d’euros.
A ce titre : la France est le deuxième financeur de l’alliance mondiale pour la vaccination - (GAVI) 15 M€ de 2003 à 2006, et 1,3 Md€ de 2007 à 2026 du fait de la facilité financière internationale appliquée à la vaccination (IFFIm). Les résultats de GAVI sont remarquables : plus de 300 millions d’enfants ont été vaccinés évitant ainsi 5 millions de décès.
A travers la contribution de solidarité sur les billets d’avion, la France finance UNITAID qui contribue à la création de formes galéniques et à l’achat de médicaments destinés aux enfants dans le cadre de la lutte contre les trois grandes pandémies (sida, tuberculose et paludisme).
Avec 360 M€ par an, la France est le deuxième contributeur mondial et le premier contributeur européen du Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme dont ses programmes financent 46% la santé des mères et des enfants.
Grâce aux crédits du fonds de solidarité prioritaire (2 millions d’Euros), sur la période 2004-2009, avec l’UNICEF, la France a soutenu la prise en charge des orphelins et enfants vulnérables dans le contexte du sida en Afrique du Sud, au Cameroun et en République démocratique du Congo. Ce projet a fait l’objet d’une évaluation très positive en 2010. Depuis 2005, la France soutient, sur les crédits du fonds de solidarité prioritaire (FSP) un important programme de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME) de l’OMS.
La part dédiée à la santé dans les contributions volontaires de la France aux organisations internationales (UNFPA, UNICEF, PNUD, OMS, Banque mondiale) représente environ 8 millions d’Euros par an depuis 2004. Le ministère des Affaires étrangères et européennes soutient l’organisation en février 2011 au Burkina Faso d’une conférence régionale de haut niveau consacrée à la planification familiale.
Enfin, à l’occasion du Sommet du G8 de Muskoka, la France a annoncé un engagement supplémentaire de 500 M€ entre 2011 et 2015 destiné à améliorer la santé des enfants et des femmes.
Durant la Présidence française du G8 et du G20, la mise en œuvre de ces engagements fera l’objet d’une attention particulière. Des importants efforts devront être réalisés pour bâtir des systèmes de santé performants indispensables à la réalisation de ses objectifs, tout particulièrement en Afrique.
En poursuivant les engagements en cours, la France développera des nouveaux projets, notamment pour la formation de personnels, de couverture du risque maladie, de planning familial, la promotion de la condition de la femme…
Enfin, pour contribuer à atteindre les objectifs fixés, des sommes additionnelles seront nécessaires au travers des mécanismes de financements innovants. La France a proposé à la communauté internationale la mise en place d’une taxe minime sur les transactions financières qui permettrait de recueillir 40 milliards de dollars pour le développement./.
Quai d’Orsay - Décembre 2010
Direction générale de la Mondialisation, du Développement et des partenariats
Ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone
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