Guinée/Criminalité: assassinat de Iba N'DIAYE
En tout état de cause, la guinée aujourd'hui est un pays assez banal,extrêmement moite, cette banalisation de la vie dans cet pays reprend tout de suite le meilleur sur la "mort" à la quelle sa jeunesse est confronté.
Sauf miracle (improbable), vous et moi, nous mourrons un jour. Et pourtant, en parler est difficile. Essayons, cependant. Demandons-nous quels peuvent être les choix devant la mort lorsqu'elle est annoncée.
C'est ici la réflexion d'un ami qui a côtoyer de près ce garçon au tempérament imprévisible et doux, et qui n'ignore pas que si la façon de mourir intéresse d'abord la société. c'est bien de rendre un hommage à cet homme qui n'était pas celui qu'il prétendait êtres, car il cachait sa timidité derrière sa fougue douce et innocente., IBA n'est plus de ce monde ici-bas, mais pouvons nous , ou quand cesserions nous de s'apitoyer sur le malheur des gens quand nous pouvions encore rectifier nos propres erreurs, Il ne fallait pas regarder de trop loin pour répondre aux interrogations de Albert Camus une question toujours d'actualité"Comment se forger un art de vivre dans un pays pareil" une fois levé le rideau de la politesse;il faut observer le sable mouvant des argumentations, celles de prendre la population comme une cible facile.Ces gens ne souhaitent plus supporter l'insécurité dont ils sont victimes quotidiennement. Aujourd'hui quand on réfléchi sur le vécu des guinéens, leur quotidien, leur souffrance,vous êtes positionnés vis-à-vis de la situation en ce moment que fait les autorités ? Rien. Combien de temps faut il attendre pour comprendre que nous sommes dans une insécurité galopante et récurrente .
Quand les choses ne sont pas faites correctement,elles engendrent ce qu'on appelle la haine et la violence.
Les impunités, les frustrations, s'accumulent et débouchent sur le mutisme si ce n'est pas la vengeance. La tragédie est bien en marche en Guinée si aucune disposition n´est prise.
Il y a des morts aiguës, consécutives à un accident ou à une courte maladie. En ce cas, les problèmes de société sont décisifs : que fallait faire ? Pouvait-on éviter cela ? Ces interrogations se font après la mort. À l'inverse, l'évolution progressivement fatale d'une longue bêtise, qui détériore les mentalités et parfois nos moeurs d'un crime suscite des interrogations concernant la conduite à tenir avant l'assassinat d'un jeune qui était pleins de vie . Au soir de sa mort on a perdu un ami. Un ami en qui il y avait un grand espoir : prophète en actes et en paroles. Il s’était imaginé qu’il serait un jour le "Messie" qui délivrerait son pays .
Chaque fois qu’un ami, un être cher nous quitte, nous ressemblons quelque peu à des impuissants face au destin dirait on . Celui que nous aimions est parti. Reviennent à notre esprit tout ce que nous avons vécu avec lui, les projets non encore réalisés, les occasions que nous n’avons pas saisies. Ce soir nous nous souvenons de IBA. Je voudrais surtout souligner principalement sa chaleur humaine, sa façon dynamique de s’enthousiasmer pour les causes aussi bien sociales et anodines. J’entends encore résonner à mes oreilles, sa voix qui tenait parfois d’un garçon brut mais qui cachait un talent fou.
Nous avons le visage triste. Comme tout un chacun la mort d’un ami fait lever en moi la question qui se pose tôt ou tard à chacun d’entre nous. Qu’est-ce qui vaut la peine de vivre et un jour de mourir sur notre terre humaine? Si remplie que puisse être une vie d’homme, que reste-t-il quand la vie s’en va, et que vient le moment de la mort ?
« l’amour est fort comme la mort ». Ainsi il donnait le chiffre de la vie de tout homme et de toute femme. Ce qui vaut d’être vécu sur notre terre humaine c’est d’aimer et d’être aimé. Ainsi IBA, puisqu'il s'agit de lui invite à sortir de la désolation. Lui qui nous a aimés, resterait désormais inséparablement unis à nous, et nous pourrions poursuivre le chemin sans perdre cœur. Ainsi, tous ceux qui ont véritablement rencontré IBA dans leur vie, lui restent unis dans la mort, et bien au-delà, et restent unis aux autres hommes. Ainsi restons unis à IBA. tes amis: Oumar Youla(Allemagne), I.Mady(France),Diawando(Prague), Sadigou(Canada), Famoro(Guinée), Aldo(Canada), Famoro(Guinée), prieront pour toi.
MODIO , Bruxelles