OMAR BONGO est décédé.
Le président du Gabon Omar Bongo est mort aujourd'hui des suites d'un cancer des intestins d’après ses proches dans une clinique Barcelonaise,
Omar Bongo né Albert-Bernard Bongo en 1935 était à la tête du Gabon depuis quarante et un ans et c'était bien évidemment l'un des piliers de la Françafrique. Le dirigeant africain, converti à l'islam en 1973 (d’où son nom officiel El Hadj Omar Bongo) avait une phrase pour résumer les relations entre son continent et la France imagée mais bien réelle pour tous ceux qui connaissent bien le continent africain : "L’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant. "
La vie du président gabonais, Omar Bongo Ondimba, 74 ans, qui était en séjour à l’hôpital Quiron de Barcelone, en Espagne, n’était pas en danger, avait assuré jeudi soir un communiqué de la présidence de la République lu dans plusieurs chaînes de télévision du pays. Quelques heures plus tôt, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, déclarait qu’il allait "très mal". A Libreville, les conjectures, quant à sa succession à la tête de l’Etat, vont bon train.
Les autorités de Libreville ont voulu mettre un terme aux rumeurs faisant état, depuis quelques jours, d’une grave dégradation de l’état de santé du doyen des chefs d’Etat africain, Omar Bongo Odimba. Lequel serait, selon ces rumeurs, à l’article de la mort. "Le président de la République (…), Omar Bongo Ondimba, qui a subi un choc d’une très forte intensité émotionnelle à la suite du décès prématuré de sa jeune épouse au terme d’une longue maladie, a décidé de prendre quelques jours de repos en Espagne", rapportait le communiqué de la présidence.
Selon ce communiqué, Omar Bongo Odimba profitait de ce séjour en Espagne pour faire un bilan de santé complet et suivre des soins appropriés, afin d’être au mieux de sa forme pour regagner le Gabon et reprendre au plus vite ses activités. La présidence de la République à par ailleurs préciser que "contrairement aux allégations amplement diffusées par certains médias, le chef de l’Etat gabonais n’avait subi aucune intervention chirurgicale", dénonçant "l’acharnement médiatique indécent et savamment entretenu pour semer le trouble dans l’esprit du peuple gabonais, à des fins déstabilisatrices".
La présidence de la République avait rappelé que le "Gabon est un Etat doté d’institutions qui assurent la continuité du fonctionnement du pays, alors que le chef de l’Etat est naturellement malade, au fait des questions les plus impératives". Elle a rappelé également que comme tout être humain, le chef de l’Etat gabonais a droit à des périodes de repos, prérogative qu’il "s’est peu octroyée dans l’exercice de ses fonctions".
A Libreville, tous les scénarios sur sa succession sont imaginés
Depuis la suspension des activités du président de la République gabonais, il y a environ deux semaines, c’est le vice-président de la République, Didjob Divungi Di Ndinge qui assure la gestion des grands dossiers de l’Etat. Ces congés du chef de l’Etat et les rumeurs sur sa maladie n’étaient pas évoqués dans les médias du pays, alors que les citoyens commençaient à s’inquiéter sur l’avenir politique du Gabon. Bon nombre de Gabonais parlent de la fin de règne et tous les scenarios sont imaginés.
Plus que jamais, la question de la succession d’Omar Bongo Odimba est sur toutes les lèvres. Le nom de son fils, Ali Bongo Odimba,ministre de la défense comme candidat potentiel à la succession est avancé. Selon les rumeurs, l’opposition politique serait en train de s’organiser afin de barrer la route à une telle initiative.
Nous y reviendrons !
Modio, bruxelles